J'ai passé une journée entière avec le système d'exploitation nord-coréen modifié, et je dois avouer qu'il n'est pas encore prêt à rivaliser avec Windows
Que se passerait-il si vous deviez traverser les limites du monde numérique vers un système d'exploitation peu conventionnel ? Imaginez un instant un système d'exploitation nord-coréen, connu sous le nom de RedStar OS, qui prétend défier les géants comme Windows. Ce système est-il capable de conquérir votre cœur de gamer ? Eh bien, mon expérience d'une journée complète avec un mod de fan de RedStar OS 3.5 ne laisse pas beaucoup de place à l'optimisme. Préparez-vous à plonger dans un monde où tout est en train de se compliquer, mais où le défi pourrait en valoir la peine.
Mon retour sur RedStar OS 3.5
Tout d'abord, qu'est-ce que RedStar OS ? Il s'agit d'une distribution Linux développée en Corée du Nord, conçue pour s'adapter aux exigences très spécifiques de ce pays. Pour vous donner une idée, RedStar OS 3.5 est une tentative de moderniser ce système avec des améliorations pour éliminer le spyware et ajouter des fonctionnalités plus récentes. Cependant, la promesse de jeux fluides et d'une interface utilisateur moderne semble encore lointaine, malgré son slogan accrocheur.
Mon retour sur RedStar OS après l'avoir essayée pour la première fois en décembre 2022 m’a permis de mesurer les progrès, ou le manque de progrès. Armé de davantage d'expérience avec Linux grâce à ma familiarité avec openSUSE Tumbleweed, j'étais persuadé que le processus serait cette fois-ci une promenade de santé. Malheureusement, cela semblait être le début d'un cauchemar administratif !
Je me suis retrouvé face à des problèmes dès le départ. Installant RedStar dans une machine virtuelle, j’ai d’abord pensé que mon installation se déroulait sans accroc. Mais à vrai dire, une fois arrivée à l’écran de connexion, le système s’est figé. Si près du but, mais pourtant si loin !
Des défis techniques inattendus
Avec un peu de détermination – et beaucoup de chance – j’ai réussi à accéder au terminal en ligne de commande, ce qui, bien que cela ne soit pas ma première intention, était déjà un petit bon en avant. À ce stade, le plan était simple : se connecter via le terminal, puis tenter de retourner à l’environnement graphique avec la commande 'startx'. En théorie, cela devait fonctionner, mais la réalité a été tout autre.
Le système de RedStar a poliment refusé, rêvant en couleur de ne jamais me laisser voir son interface conviviale. Il était clair que je n'avais toujours pas accès aux modifications promises qui prévoyaient de rendre RedStar un peu moins espion. Mais la véritable question était : comment continuer ?
Rapidement, je me suis tourné vers le Discord de RedStar OS afin de rechercher des pistes. Ce qui en est ressorti, c'est que la virtualisation que j’utilisais ne jouait pas en ma faveur. J'ai donc opté pour VirtualBox, espérant que le changement de logiciel apporterait ses fruits. Et effectivement, cela a fonctionné, me propulsant au cœur de l’interface verte familière de RedStar ! Mais ce n'était pas la fin de mes problèmes !
Un système archaïque pesant sur les performances
Une fois connecté, l'attente d'une mise à jour significative à RedStar OS 3.5 s'est révélée décevante. Bien que la première série de modifications ait réussi à retirer une partie du spyware, cela ne suffisait pas pour transformer l'OS en une plateforme pour de l’expérience gaming. Les mises à jour promises étaient laborieuses à installer, et ceux qui ont essayé savent à quel point cela peut être frustrant.
Essayer de jouer à des jeux sur ce système était un combat de titan. J'avais une liste d'anciennes applications, mais aucune ne semblait vouloir s'exécuter correctement. Même le gestionnaire de paquets yum semblait capricieux, n'utilisant qu'une source limitée. Bref, RedStar OS 3.5 serait, pour l’instant, incapable de rivaliser avec le confort et la richesse d’une plateforme comme Windows.
Dans une tentative désespérée, j’ai quand même essayé d’installer Tux Racer, mais ce fût un échec cuisant. Je me suis retrouvé coincé avec un ensemble d’applications redondantes, dont un éditeur de musique et une version modifiée de GIMP. Si vous êtes désespéré, ces slots de loisirs peuvent vous sembler une belle échappatoire... mais sans plus !
Conclusion
En fin de compte, mon aventure avec RedStar OS 3.5 a été marquée par des échecs et des frustrations. Oui, il y a un potentiel là-dedans, mais nous ne sommes pas encore au point de pouvoir affronter les leaders du marché comme Windows. Alors que ce système d'exploitation continue d'évoluer, j’espère sincèrement qu'il finira par offrir des performances qui permettront à la communauté de gamers de reconsidérer son appropriation. Pour l’instant, gardez un œil sur le projet RedStar OS, car même si ce n'est pas encore la meilleure solution, chaque jour apporte son lot d'innovations et d'expériences enrichissantes dans le monde des jeux !
Spécialiste tech chez JeuxEnd, Julia teste chaque semaine les dernières configs PC, cartes graphiques, périphériques gaming et setups optimisés pour le jeu. Avec un œil affûté sur les tendances hardware et une vraie passion de gameuse, elle partage ses conseils, comparatifs et guides pour t’aider à booster tes performances, que tu sois casual ou hardcore gamer
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