L’Égypte d’Assassin’s Creed Origins est-elle le meilleur monde ouvert de la série ?
L’Égypte d’Assassin’s Creed Origins reste l’un des meilleurs mondes ouverts de toute la franchise grâce à la variété de ses régions, à sa cohérence historique et à son atmosphère exceptionnelle. Des rues animées d’Alexandrie aux pyramides de Gizeh, en passant par les marais du Fayoum et les déserts silencieux, chaque déplacement donne l’impression de découvrir une nouvelle facette du pays.
Sorti en 2017, Origins a marqué un tournant pour Assassin's Creed. Ubisoft a abandonné les cartes urbaines relativement compactes des anciens épisodes pour proposer une Égypte presque entièrement explorable, associée à un système de progression proche du jeu de rôle.
Odyssey propose une Grèce plus vaste, Valhalla davantage d’activités et Black Flag une navigation maritime plus mémorable. Pourtant, aucun de ces épisodes ne reproduit tout à fait le sentiment de voyage, de mystère et de découverte historique offert par Origins.
Sommaire
- Assassin’s Creed Origins en bref
- Pourquoi le monde ouvert d’Origins reste-t-il aussi marquant ?
- Une Égypte située au croisement de plusieurs civilisations
- Alexandrie, l’une des plus belles villes de la série
- Memphis offre une ambiance totalement différente
- Le Fayoum concentre certaines des meilleures quêtes du jeu
- Gizeh transforme les pyramides en véritables espaces d’exploration
- Les tombeaux donnent un véritable sens à la découverte
- Les déserts ne sont pas réellement vides
- Le Nil structure naturellement toute la carte
- Un monde qui semble vivre sans attendre Bayek
- Bayek renforce l’immersion dans le monde ouvert
- Siwa offre un excellent point de départ
- Cyrène apporte une identité romaine et méditerranéenne
- Les animaux rendent l’Égypte plus imprévisible
- Le cycle jour-nuit transforme les régions
- Le Discovery Tour confirme la richesse historique du monde
- La reconstitution est-elle historiquement exacte ?
- La carte est-elle trop grande ?
- Le système de niveaux limite parfois l’exploration
- Toutes les quêtes secondaires ne se valent pas
- Origins face à Odyssey : quel monde ouvert est le meilleur ?
- Origins face à Valhalla : l’Égypte est-elle plus immersive ?
- Origins face à Black Flag : terre ou navigation ?
- Origins face à Unity : la densité contre la variété
- Origins face à Mirage : deux philosophies opposées
- Origins reste-t-il beau aujourd’hui ?
- Origins fonctionne-t-il à 60 FPS sur PS5 et Xbox Series ?
- Combien de temps faut-il pour explorer l’Égypte ?
- Les extensions améliorent-elles encore le monde ouvert ?
- À qui le monde ouvert d’Origins plaira-t-il le plus ?
- Faut-il encore jouer à Assassin’s Creed Origins aujourd’hui ?
- Quel est finalement le meilleur monde ouvert d’Assassin’s Creed ?
- Questions fréquentes sur le monde ouvert d’Assassin’s Creed Origins
- Conclusion
Assassin’s Creed Origins en bref
| Information | Détail |
|---|---|
| Lieu principal | Égypte antique |
| Période historique | 49 av. J.-C., à la fin de la période ptolémaïque |
| Personnage principal | Bayek de Siwa |
| Villes majeures | Alexandrie, Memphis, Cyrène et Siwa |
| Régions emblématiques | Gizeh, Fayoum, désert occidental et delta du Nil |
| Particularité | Origines de la confrérie des Assassins |
| Mode éducatif | Discovery Tour: Ancient Egypt |
| Plateformes | PC, PS4, Xbox One, PS5 et Xbox Series par rétrocompatibilité |
Pourquoi le monde ouvert d’Origins reste-t-il aussi marquant ?
La réussite d’Assassin’s Creed Origins ne repose pas uniquement sur la taille de sa carte. Son monde ouvert donne une identité claire à chaque région et utilise intelligemment le vide, les distances et les changements de paysages.
Le joueur peut passer :
- d’un village construit autour d’une oasis à une métropole grecque ;
- d’un marché densément peuplé à un désert presque entièrement silencieux ;
- d’un temple consacré aux dieux égyptiens à un bâtiment d’inspiration hellénistique ;
- d’une zone agricole verdoyante à une nécropole remplie de tombeaux ;
- d’une navigation paisible sur le Nil à une tempête de sable réduisant la visibilité.
Cette diversité donne l’impression d’explorer un pays complet plutôt qu’une succession de régions artificiellement reliées.
Le monde possède également une excellente lisibilité. Une pyramide, une montagne, une ville ou un temple visible à l’horizon peut naturellement attirer l’attention du joueur, sans qu’une icône soit toujours nécessaire.
Une Égypte située au croisement de plusieurs civilisations
Origins ne se déroule pas à l’époque de la construction des grandes pyramides. Lorsque Bayek commence son voyage, celles-ci sont déjà anciennes de plusieurs millénaires.
L’histoire se déroule en 49 av. J.-C., pendant le règne de la dynastie ptolémaïque. L’Égypte traverse une période de tensions politiques impliquant notamment Cléopâtre, Ptolémée XIII et la puissance croissante de Rome.
Ce contexte permet au monde ouvert de faire cohabiter plusieurs influences :
- les traditions et divinités de l’Égypte ancienne ;
- l’architecture et la culture grecques ;
- la présence politique et militaire romaine ;
- des populations locales attachées à leurs coutumes ;
- des élites influencées par le monde hellénistique.
Cette superposition apparaît directement dans les villes. Memphis reste profondément associée aux traditions religieuses égyptiennes, tandis qu’Alexandrie ressemble davantage à une grande cité méditerranéenne de culture grecque.
Le joueur ne découvre donc pas une Égypte figée à une seule période, mais un pays ancien confronté aux transformations politiques et culturelles de son époque.
Alexandrie, l’une des plus belles villes de la série
L’arrivée à Alexandrie constitue l’un des moments les plus impressionnants d’Origins. Après avoir traversé des villages, des terres agricoles et des zones désertiques, Bayek découvre une ville dense dominée par son célèbre phare.
Alexandrie se distingue par :
- ses grandes avenues ;
- ses bâtiments en pierre claire ;
- ses jardins ;
- ses ports remplis de navires ;
- ses statues et temples d’inspiration grecque ;
- sa bibliothèque ;
- la présence du phare visible à grande distance.
La ville ne ressemble ni aux quartiers médiévaux des premiers Assassin’s Creed, ni aux rues européennes d’Unity ou de Syndicate. Elle possède une identité méditerranéenne immédiatement reconnaissable.
Sa taille reste aussi suffisamment maîtrisée pour que le parkour conserve un intérêt. Les bâtiments sont plus espacés que dans Paris, mais les toits, les murs, les colonnes et les bateaux permettent toujours de se déplacer au-dessus des rues.
Memphis offre une ambiance totalement différente
Memphis représente davantage le cœur spirituel de l’Égypte traditionnelle. La ville est marquée par ses temples, ses prêtres, ses canaux et les représentations des divinités égyptiennes.
Son atmosphère plus religieuse contraste avec l’apparence hellénistique d’Alexandrie. Les habitants participent à des cérémonies, travaillent près des temples et utilisent les voies navigables pour circuler.
Les quêtes de Memphis abordent notamment les croyances, la corruption religieuse et les maladies touchant la population. Elles permettent de comprendre la fonction de Bayek, qui n’est pas encore un Assassin au début de l’histoire, mais un Medjay chargé de protéger les habitants.
Ce rôle donne davantage de sens aux activités secondaires. Bayek ne se contente pas de vider une liste de marqueurs : il intervient comme une figure connue et respectée par une partie de la population.
Le Fayoum concentre certaines des meilleures quêtes du jeu
Le Fayoum est l’une des régions les plus réussies d’Origins. Ses terres agricoles, ses canaux et ses villages construits autour de l’eau produisent une atmosphère très différente des grands déserts.
La région met également en avant Sobek, le dieu associé au crocodile, à la puissance et à la fertilité du Nil.
Plusieurs quêtes révèlent progressivement les tensions locales :
- la pression exercée sur les agriculteurs ;
- les abus de certains responsables ;
- l’exploitation des croyances religieuses ;
- la pauvreté d’une partie de la population ;
- les conflits entre les traditions et le pouvoir politique.
L’enquête autour du crocodile sacré qui semble pleurer du sang illustre bien la qualité de cette région. Elle commence comme un mystère religieux avant de révéler des causes plus humaines.
Origins utilise ainsi son environnement pour raconter des histoires liées aux croyances et au quotidien des habitants, plutôt que de simplement placer une activité générique sur la carte.
Gizeh transforme les pyramides en véritables espaces d’exploration
Les pyramides ne sont pas de simples décors visibles à l’arrière-plan. Bayek peut les escalader, atteindre leur sommet et explorer une partie de leurs passages intérieurs.
La première ascension de la Grande Pyramide de Gizeh reste l’un des moments les plus mémorables de la série. La lenteur de la montée permet de ressentir l’échelle du monument, tandis que le sommet révèle une vue spectaculaire sur le désert, le Nil et les constructions environnantes.
L’exploration intérieure repose davantage sur l’observation :
- chercher des ouvertures ;
- suivre des passages étroits ;
- déplacer certains objets ;
- allumer une torche ;
- examiner des inscriptions ;
- découvrir des chambres cachées.
Ces séquences apportent un rythme différent des camps militaires et des combats. Elles renforcent surtout l’impression d’entrer dans des monuments déjà anciens à l’époque de Bayek.
Les tombeaux donnent un véritable sens à la découverte
Les tombeaux font partie des activités secondaires les plus intéressantes d’Origins. Ils mélangent exploration, observation et narration environnementale sans imposer constamment des combats.
Chaque tombeau peut contenir :
- des passages cachés ;
- des mécanismes ;
- des inscriptions ;
- des trésors ;
- des points d’aptitude ;
- des éléments liés à la civilisation ancienne de la série.
Leur éclairage limité oblige le joueur à utiliser une torche et à progresser prudemment. Le silence, les particules de poussière et l’étroitesse des galeries produisent une atmosphère particulièrement réussie.
Cette exploration fonctionne parce qu’elle repose davantage sur la curiosité que sur la récompense matérielle. Le joueur entre dans les tombeaux pour découvrir ce qu’ils renferment, et pas seulement pour obtenir une nouvelle arme.
Les déserts ne sont pas réellement vides
Une grande partie de la carte est occupée par des déserts. Sur le papier, ces espaces pourraient sembler inutiles ou artificiellement étirés.
Origins utilise cependant ce vide comme un outil d’immersion. Le silence et l’absence de bâtiments rendent les villes, les oasis et les ruines beaucoup plus marquantes lorsqu’elles apparaissent au loin.
Les déserts peuvent aussi réserver plusieurs événements :
- une tempête de sable ;
- une caravane ;
- des bandits ;
- des animaux sauvages ;
- des ruines isolées ;
- des mirages provoqués par la chaleur ;
- des hallucinations vécues par Bayek.
Ces hallucinations peuvent faire apparaître des animaux, des pluies de créatures, des silhouettes ou d’étranges phénomènes dans le paysage.
Elles n’ont pas toujours une conséquence directe sur le gameplay, mais elles donnent au désert une dimension mystérieuse et imprévisible.
Le Nil structure naturellement toute la carte
Le Nil ne sert pas uniquement de décor. Il traverse l’Égypte, relie plusieurs régions et explique la présence des villes, des cultures et des zones humides.
Le joueur peut utiliser de petites embarcations pour se déplacer, observer les activités sur les berges et rejoindre rapidement certains objectifs.
Autour du fleuve, le monde devient plus dense :
- les agriculteurs travaillent dans les champs ;
- les pêcheurs utilisent leurs bateaux ;
- les animaux viennent boire ;
- les marchands transportent leurs marchandises ;
- les soldats patrouillent ;
- les crocodiles et hippopotames représentent une menace.
Cette organisation géographique rend la carte crédible. Les zones fertiles se développent autour de l’eau, tandis que les terres éloignées du fleuve deviennent progressivement désertiques.
Un monde qui semble vivre sans attendre Bayek
Ubisoft a accordé une attention particulière aux routines des personnages non jouables. Les habitants ne restent pas tous immobiles en attendant que Bayek accepte une mission.
En explorant l’Égypte, il est possible d’observer :
- des boulangers préparant du pain ;
- des artisans travaillant dans leurs ateliers ;
- des prêtres accomplissant des rituels ;
- des musiciens jouant sur les marchés ;
- des enfants courant dans les rues ;
- des ouvriers transportant des matériaux ;
- des agriculteurs travaillant dans les champs.
Ubisoft a expliqué que ces personnages suivent des cycles et des activités qui se poursuivent même lorsque Bayek n’interagit pas avec eux. Cette approche contribue à faire de l’Égypte un environnement vivant plutôt qu’un décor conçu uniquement autour des missions.
La conception de ces routines est détaillée dans un article officiel d’Ubisoft sur l’intelligence artificielle d’Assassin’s Creed Origins.
Bayek renforce l’immersion dans le monde ouvert
La qualité de l’Égypte repose aussi sur son personnage principal. Bayek n’est pas un étranger découvrant le pays pour la première fois : il est originaire de Siwa et connaît les traditions de son peuple.
Son rôle de Medjay lui donne une relation directe avec les habitants. Il écoute leurs problèmes, plaisante avec les enfants, respecte certaines croyances et exprime sa colère face aux abus de pouvoir.
Bayek peut également commenter :
- les monuments ;
- les traditions ;
- les régions qu’il traverse ;
- les animaux ;
- les événements liés à son passé ;
- les changements politiques du pays.
Cette relation empêche l’Égypte de ressembler à une simple attraction touristique. Le pays représente pour Bayek un foyer qu’il cherche à protéger, même lorsqu’il constate ses divisions et ses transformations.
Siwa offre un excellent point de départ
Siwa est une région plus modeste que Memphis ou Alexandrie, mais elle joue un rôle essentiel dans l’aventure.
L’oasis présente immédiatement plusieurs éléments importants :
- les paysages désertiques ;
- les terres cultivées autour de l’eau ;
- les relations entre les habitants ;
- le rôle de protecteur de Bayek ;
- l’occupation militaire ;
- les souvenirs liés à sa famille.
Commencer dans une zone relativement isolée permet de mesurer l’évolution du voyage. Les grandes villes paraissent encore plus impressionnantes après les premières heures passées dans l’oasis.
Siwa donne également une dimension personnelle à l’histoire. Il ne s’agit pas seulement du premier environnement du jeu, mais du lieu auquel Bayek reste émotionnellement attaché.
Cyrène apporte une identité romaine et méditerranéenne
Cyrène se trouve à l’ouest de la carte et présente une architecture différente des villes égyptiennes.
Ses théâtres, ses statues, ses rues pavées et ses grands bâtiments évoquent davantage une cité grecque et romaine. Le paysage environnant est également plus verdoyant que les déserts du centre de l’Égypte.
Cette région apparaît relativement tard dans l’aventure. Son arrivée produit donc un nouveau sentiment de découverte après plusieurs dizaines d’heures.
Origins réussit ainsi à renouveler son décor jusqu’aux dernières parties de la carte, là où certains mondes ouverts révèlent rapidement toutes leurs idées visuelles.
Les animaux rendent l’Égypte plus imprévisible
La faune joue un rôle important dans le fonctionnement du monde. Les crocodiles, hippopotames, hyènes, lions et autres prédateurs peuvent attaquer Bayek, les habitants ou les soldats.
Ces interactions créent parfois des situations non prévues :
- un crocodile attaque une patrouille ;
- des bandits affrontent des animaux ;
- des soldats poursuivent un fugitif ;
- un prédateur entre dans un camp ;
- des civils fuient un combat déclenché à proximité.
Le joueur peut profiter de ce chaos pour s’infiltrer ou simplement observer les événements.
Les animaux ne possèdent pas tous un comportement parfaitement réaliste, mais leur présence évite que les déplacements entre les missions soient totalement prévisibles.
Le cycle jour-nuit transforme les régions
L’alternance entre le jour et la nuit ne change pas seulement l’éclairage.
Certains gardes dorment, les habitants modifient leurs activités et les villes deviennent plus calmes. Bayek peut attendre une heure précise grâce à une aptitude dédiée, ce qui permet de préparer une infiltration dans de meilleures conditions.
Visuellement, le cycle transforme aussi les paysages :
- les déserts prennent des teintes orangées au coucher du soleil ;
- les temples sont éclairés par des torches ;
- Alexandrie devient plus calme pendant la nuit ;
- les étoiles apparaissent dans les régions éloignées ;
- les brumes matinales modifient l’apparence des zones humides.
Cette variation encourage à revisiter des endroits déjà explorés et participe à la beauté durable du jeu.
Le Discovery Tour confirme la richesse historique du monde
Ubisoft a transformé la carte d’Origins en expérience éducative avec Discovery Tour: Ancient Egypt.
Ce mode retire les combats et les contraintes de progression afin de permettre une exploration libre. Il propose des visites guidées consacrées aux monuments, aux croyances, à la vie quotidienne et aux personnages de la période ptolémaïque.
Les visites ont été élaborées avec la participation d’historiens et d’égyptologues. Elles expliquent aussi certains compromis effectués par l’équipe lorsqu’une reconstitution exacte était impossible.
Le Discovery Tour permet notamment d’étudier :
- les pyramides ;
- la momification ;
- les temples ;
- Alexandrie ;
- Cléopâtre ;
- les activités agricoles ;
- les vêtements ;
- la navigation sur le Nil ;
- les croyances religieuses ;
- la vie quotidienne.
Le mode est intégré à Assassin’s Creed Origins et existe également sous la forme d’une expérience séparée. Sa présentation est disponible sur le site officiel du Discovery Tour d’Ubisoft.
La reconstitution est-elle historiquement exacte ?
Assassin’s Creed Origins reste un jeu vidéo de fiction. Sa carte, ses distances et certains bâtiments ont été adaptés pour servir l’exploration et le gameplay.
La représentation ne doit donc pas être considérée comme une reproduction parfaitement exacte de l’Égypte en 49 av. J.-C.
Ubisoft a notamment dû :
- réduire les distances entre les régions ;
- reconstituer des bâtiments dont les informations sont incomplètes ;
- rendre certains monuments plus lisibles ;
- mélanger des sources historiques et archéologiques ;
- adapter les villes aux déplacements de Bayek ;
- prendre des libertés pour les besoins du récit.
La force du jeu réside moins dans une exactitude absolue que dans la cohérence générale de son univers et dans sa capacité à susciter la curiosité.
La carte est-elle trop grande ?
Origins fait partie des épisodes ayant fait évoluer Assassin’s Creed vers des mondes ouverts plus vastes. Cette taille apporte un véritable sentiment de voyage, mais elle peut aussi produire des longueurs.
Plusieurs régions désertiques contiennent peu d’activités et certaines missions demandent de parcourir de longues distances.
Cette lenteur peut être considérée de deux manières :
- elle renforce l’impression d’explorer un pays immense ;
- elle peut rendre la progression moins dynamique pour les joueurs qui suivent uniquement les objectifs.
Origins évite néanmoins une partie de la saturation visuelle rencontrée dans d’autres mondes ouverts. Les zones silencieuses créent une respiration entre les villes, les combats et les missions.
Le vide fait donc partie de l’identité du jeu, même s’il ne conviendra pas à tous les joueurs.
Le système de niveaux limite parfois l’exploration
Le passage à une structure proche du jeu de rôle représente l’une des principales limites d’Origins.
Les différentes régions et missions possèdent des niveaux recommandés. Un ennemi trop puissant peut infliger des dégâts considérables et résister aux attaques de Bayek.
Cette progression encourage à accomplir les quêtes secondaires, mais elle peut aussi empêcher de suivre librement l’histoire principale.
Les joueurs souhaitant uniquement explorer peuvent rencontrer plusieurs frustrations :
- zones trop dangereuses au début ;
- ennemis absorbant de nombreux dégâts ;
- nécessité d’améliorer régulièrement les armes ;
- missions principales bloquées par un niveau insuffisant ;
- répétition de certaines activités pour gagner de l’expérience.
Ce système donne davantage d’importance à la progression, mais il réduit la liberté offerte par certains anciens épisodes de la série.
Toutes les quêtes secondaires ne se valent pas
Origins contient de très bonnes histoires secondaires, notamment lorsqu’elles abordent les croyances, la pauvreté, l’occupation ou le quotidien des habitants.
D’autres missions suivent cependant une structure plus répétitive :
- rechercher une personne disparue ;
- libérer un prisonnier ;
- nettoyer un camp ;
- récupérer un objet ;
- transporter un personnage ;
- éliminer un groupe de soldats.
La qualité du décor et la personnalité de Bayek permettent souvent de rendre ces activités agréables. Leur mécanique pure reste néanmoins moins variée que leur mise en scène.
Le monde ouvert est donc exceptionnel par son ambiance, sans que chaque mission atteigne le même niveau.
Origins face à Odyssey : quel monde ouvert est le meilleur ?
Assassin’s Creed Odyssey propose une carte plus grande, davantage de choix de dialogue et une navigation maritime plus développée.
La Grèce antique offre également de nombreuses îles, des cités imposantes et des paysages très colorés.
Origins conserve toutefois plusieurs avantages :
- des régions plus facilement reconnaissables ;
- une progression géographique plus naturelle ;
- un héros davantage lié à son pays ;
- une atmosphère plus mystérieuse ;
- des tombeaux plus mémorables ;
- une carte moins saturée d’activités répétitives.
Odyssey donne une impression de liberté et d’aventure maritime plus importante. Origins propose en revanche un monde souvent plus cohérent et plus contemplatif.
Origins face à Valhalla : l’Égypte est-elle plus immersive ?
Valhalla améliore plusieurs systèmes et propose une Angleterre particulièrement détaillée. Ses villages, monastères, rivières et forteresses offrent de nombreuses activités.
Son monde est cependant immense et la campagne demande un investissement considérable. La répétition des arcs régionaux peut réduire l’impact des nouvelles découvertes.
Origins bénéficie d’une identité visuelle plus immédiatement reconnaissable. Ses pyramides, oasis, temples et déserts créent une impression d’exotisme rarement égalée dans la série.
L’Angleterre de Valhalla paraît plus dense en contenu, tandis que l’Égypte d’Origins se montre souvent plus marquante dans son utilisation des paysages et du silence.
Origins face à Black Flag : terre ou navigation ?
Black Flag reste probablement le meilleur épisode pour le sentiment d’aventure maritime. Naviguer dans les Caraïbes, écouter les chants de l’équipage et attaquer des navires produit une expérience difficile à reproduire.
Origins propose une immersion différente. Son intérêt repose davantage sur :
- l’exploration terrestre ;
- les villes historiques ;
- les tombeaux ;
- les changements de biomes ;
- la relation entre Bayek et les habitants ;
- la découverte des monuments.
Black Flag possède peut-être la meilleure mer ouverte de la franchise. Origins peut revendiquer le monde terrestre le plus cohérent et le plus dépaysant.
Origins face à Unity : la densité contre la variété
Paris dans Assassin’s Creed Unity demeure l’une des villes les plus denses et les plus détaillées de la série. Ses foules, ses bâtiments et ses intérieurs donnent une échelle impressionnante à la Révolution française.
Origins ne peut pas rivaliser avec cette densité urbaine. Ses villes sont plus espacées et son parkour moins complexe.
L’Égypte offre cependant une variété beaucoup plus importante :
- grandes villes ;
- villages ;
- déserts ;
- marais ;
- montagnes ;
- temples ;
- pyramides ;
- navigation fluviale.
Unity reste une référence pour la reconstitution d’une ville unique. Origins l’emporte lorsqu’il s’agit de donner l’impression d’explorer un pays entier.
Origins face à Mirage : deux philosophies opposées
Assassin’s Creed Mirage revient à une structure plus compacte, centrée sur Bagdad, l’infiltration et les assassinats.
Cette approche offre un rythme plus direct et réduit les longues phases de déplacement. Elle convient davantage aux joueurs appréciant les anciens épisodes.
Origins propose au contraire :
- une carte beaucoup plus grande ;
- davantage de paysages naturels ;
- une progression de type RPG ;
- une exploration plus libre ;
- des combats plus présents ;
- une durée de vie supérieure.
Mirage possède une meilleure concentration d’activités urbaines. Origins reste plus impressionnant pour son sentiment de voyage et sa diversité géographique.
Origins reste-t-il beau aujourd’hui ?
Oui, Assassin’s Creed Origins conserve une direction artistique particulièrement solide. La qualité de son éclairage, la variété des paysages et la lisibilité de ses monuments lui permettent de rester agréable malgré son âge.
Certains éléments révèlent naturellement sa génération :
- animations faciales parfois rigides ;
- textures moins détaillées que dans les jeux récents ;
- foules moins denses que dans Unity ;
- répétition de certains modèles ;
- végétation moins riche que dans les productions modernes.
Ces limites sont compensées par une excellente utilisation des couleurs, de la lumière et des distances d’affichage.
Les levers de soleil sur le Nil, les tempêtes de sable et les silhouettes des pyramides restent capables de produire des images spectaculaires.
Origins fonctionne-t-il à 60 FPS sur PS5 et Xbox Series ?
Assassin’s Creed Origins a reçu une mise à jour permettant d’atteindre 60 images par seconde sur les consoles modernes compatibles.
Le jeu fonctionne grâce à la rétrocompatibilité : il ne s’agit pas d’une version native PS5 ou Xbox Series entièrement reconstruite.
Cette amélioration rend néanmoins :
- les combats plus réactifs ;
- les déplacements plus fluides ;
- les mouvements de caméra plus agréables ;
- la navigation plus confortable ;
- les animations plus naturelles.
Pour les joueurs ayant découvert Origins à 30 FPS sur PS4 ou Xbox One, la différence est immédiatement perceptible.
Combien de temps faut-il pour explorer l’Égypte ?
La durée dépend fortement de la manière de jouer.
| Objectif | Durée approximative |
|---|---|
| Histoire principale | Environ 30 heures |
| Histoire et nombreuses quêtes secondaires | Environ 50 à 60 heures |
| Exploration très complète | 80 heures ou davantage |
| Jeu et extensions | Plus de 100 heures selon le niveau de complétion |
La carte contient suffisamment de régions et de tombeaux pour prolonger considérablement l’aventure. Il n’est toutefois pas indispensable de terminer chaque camp ou chaque activité pour apprécier le monde ouvert.
Une approche plus libre, consistant à suivre les lieux intéressants visibles dans le paysage, peut être plus agréable qu’une recherche systématique du 100 %.
Les extensions améliorent-elles encore le monde ouvert ?
Origins a reçu deux extensions narratives principales.
The Hidden Ones
The Hidden Ones se déroule après la campagne principale et approfondit la création de la confrérie. L’extension ajoute la région du Sinaï, de nouvelles missions et des ennemis plus puissants.
Son environnement reste proche de certaines zones désertiques du jeu principal, mais son histoire apporte une conclusion importante à l’évolution de Bayek.
The Curse of the Pharaohs
The Curse of the Pharaohs adopte une direction plus fantastique. Bayek se rend à Thèbes et explore des royaumes inspirés des croyances égyptiennes sur l’au-delà.
L’extension ajoute :
- la région de Thèbes ;
- de nouveaux tombeaux ;
- des pharaons morts-vivants ;
- des environnements surnaturels ;
- de nouveaux équipements ;
- une progression supplémentaire.
Elle s’éloigne du réalisme historique du jeu principal, mais propose certains des paysages les plus spectaculaires de toute l’aventure.
À qui le monde ouvert d’Origins plaira-t-il le plus ?
Assassin’s Creed Origins est particulièrement recommandé aux joueurs qui apprécient :
- l’histoire antique ;
- l’exploration libre ;
- les environnements variés ;
- les aventures longues ;
- les tombeaux et les monuments ;
- la photographie virtuelle ;
- les jeux mêlant action et progression RPG ;
- les expériences contemplatives.
Il conviendra moins aux joueurs recherchant uniquement :
- des missions d’assassinat très structurées ;
- un parkour urbain complexe ;
- une campagne courte ;
- une progression sans niveaux ;
- une carte compacte ;
- un multijoueur compétitif.
Faut-il encore jouer à Assassin’s Creed Origins aujourd’hui ?
Oui, Origins reste une excellente porte d’entrée dans la période moderne de la franchise.
Le jeu propose une aventure autonome, un héros apprécié et une reconstitution de l’Égypte qui reste difficile à égaler.
Il permet également de comprendre la transition opérée par Ubisoft entre les anciens épisodes d’action-infiltration et les jeux de rôle en monde ouvert comme Odyssey et Valhalla.
Origins reste particulièrement intéressant pour :
- découvrir l’histoire de Bayek ;
- explorer l’Égypte antique ;
- profiter du mode 60 FPS sur les consoles récentes ;
- utiliser le Discovery Tour ;
- découvrir les origines de la confrérie ;
- profiter d’un jeu souvent proposé en promotion.
Quel est finalement le meilleur monde ouvert d’Assassin’s Creed ?
La réponse dépend du critère privilégié.
| Critère | Épisode le plus convaincant |
|---|---|
| Meilleure exploration maritime | Assassin’s Creed IV: Black Flag |
| Ville la plus dense | Assassin’s Creed Unity |
| Carte la plus vaste et insulaire | Assassin’s Creed Odyssey |
| Meilleure expérience urbaine compacte | Assassin’s Creed Mirage |
| Meilleure diversité historique et naturelle | Assassin’s Creed Origins |
| Plus grande quantité de contenu | Assassin’s Creed Valhalla |
Origins ne domine donc pas nécessairement tous les domaines. Son parkour est moins précis que celui d’Unity, ses batailles navales moins développées que celles de Black Flag et son contenu moins abondant que celui de Valhalla.
Il possède néanmoins l’un des meilleurs équilibres entre histoire, exploration, beauté visuelle et variété des environnements.
Questions fréquentes sur le monde ouvert d’Assassin’s Creed Origins
Assassin’s Creed Origins possède-t-il le meilleur monde ouvert de la série ?
Origins peut être considéré comme le meilleur pour la diversité de ses environnements, son atmosphère historique et son sentiment d’exploration. Black Flag, Unity, Odyssey et Mirage restent meilleurs dans certains domaines précis.
À quelle époque se déroule Assassin’s Creed Origins ?
L’histoire commence en 49 av. J.-C., pendant la période ptolémaïque et les conflits impliquant Cléopâtre, Ptolémée XIII et Rome.
Peut-on explorer toute l’Égypte dans Origins ?
Non. La carte représente une version condensée de plusieurs régions importantes de l’Égypte et de territoires voisins. Les distances et certains lieux ont été adaptés au gameplay.
Quelles sont les principales villes du jeu ?
Les villes les plus importantes sont Alexandrie, Memphis, Cyrène et Siwa. Chaque région possède une architecture et une ambiance particulières.
Peut-on entrer dans les pyramides ?
Oui. Plusieurs pyramides et tombeaux peuvent être explorés. Ils contiennent des passages cachés, des trésors et des énigmes environnementales.
Assassin’s Creed Origins est-il historiquement exact ?
Le jeu s’appuie sur des recherches historiques et archéologiques, mais reste une fiction. Les distances, certains bâtiments et plusieurs événements ont été adaptés pour les besoins du gameplay et du récit.
Qu’est-ce que le Discovery Tour ?
Le Discovery Tour est un mode éducatif sans combat permettant d’explorer l’Égypte et de suivre des visites consacrées à son histoire, ses monuments et sa vie quotidienne.
Origins tourne-t-il à 60 FPS sur PS5 ?
Oui. Une mise à jour permet de jouer à 60 images par seconde sur PS5 grâce à la rétrocompatibilité.
Le monde d’Origins est-il plus grand que celui d’Odyssey ?
Non. Odyssey possède une carte globalement plus vaste, notamment grâce à ses nombreuses îles et à sa zone maritime. Origins offre cependant des régions souvent plus distinctes visuellement.
Origins est-il meilleur que Odyssey ?
Origins possède un héros plus directement lié au pays et un monde souvent plus cohérent. Odyssey offre davantage de choix, de combats navals et de liberté dans la construction du personnage.
Origins est-il encore agréable à jouer aujourd’hui ?
Oui. Sa direction artistique reste réussie, son monde demeure impressionnant et le mode 60 FPS améliore fortement le confort sur les consoles modernes.
Combien de temps faut-il pour terminer Origins ?
L’histoire principale demande environ 30 heures. Une partie comprenant de nombreuses quêtes et explorations peut dépasser 50 heures, voire beaucoup plus avec les extensions.
Conclusion
L’Égypte d’Assassin’s Creed Origins reste probablement le monde ouvert le plus équilibré et le plus dépaysant de la franchise. Sa force ne vient pas uniquement de ses pyramides ou de la taille de sa carte, mais de la manière dont ses villes, ses déserts, ses croyances et ses habitants forment un ensemble cohérent.
Alexandrie, Memphis, le Fayoum, Gizeh et Cyrène possèdent chacune une identité immédiatement reconnaissable. Le Nil relie naturellement les terres fertiles, tandis que les déserts créent des moments de silence indispensables entre les zones les plus animées.
Origins présente certaines limites : ses niveaux peuvent freiner la progression, plusieurs quêtes utilisent des objectifs répétitifs et son parkour n’atteint pas la précision des épisodes urbains. Ces défauts ne suffisent cependant pas à effacer la qualité de son univers.
Black Flag reste supérieur pour la navigation, Unity pour la densité urbaine et Mirage pour une expérience plus compacte. Mais lorsqu’il s’agit de donner envie de quitter la route principale, de suivre un monument visible à l’horizon et de se perdre dans une civilisation ancienne, l’Égypte de Bayek reste difficile à battre.
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