Hideo Kojima a aimé Clayface : les classiques du body horror qui éclairent sa lecture du film

Hideo Kojima a aimé Clayface : les classiques du body horror qui éclairent sa lecture du film

Hideo Kojima a apprécié Clayface, mais ce qui l’a marqué dépasse largement le simple plaisir de découvrir un nouveau film DC. Dans une publication partagée le 1er novembre 2026 sur son compte X, le créateur de Metal Gear Solid explique qu’il ne connaissait pas vraiment le personnage avant la séance. Il rapproche pourtant le long-métrage de plusieurs œuvres qui ont façonné son goût pour la science-fiction et l’horreur corporelle, de La Mouche à The Substance.

Cette réaction est intéressante précisément parce qu’elle vient d’un spectateur qui n’arrivait pas avec des années de connaissance de Clayface. Kojima livre un regard de cinéphile, personnel et enthousiaste, pas une déclaration au nom de DC Studios ni une annonce concernant un futur jeu.

Retrouvez aussi notre décryptage des références à Batman et à l’univers DC dans Clayface, ainsi que notre point sur le démarrage du film au box-office.

Hideo Kojima découvre Clayface et se laisse convaincre

Le message de Kojima commence par une confession assez simple : il ne connaissait pas le personnage dans l’univers DC, mais il a aimé le film. Cette précision donne une couleur particulière à son avis. Plutôt que de commenter les clins d’œil réservés aux lecteurs de comics ou de juger la place du long-métrage dans la chronologie DC, il s’attarde sur ses thèmes, ses images et sa parenté avec un certain cinéma fantastique.

Le créateur de jeux vidéo dit apprécier depuis longtemps les films de science-fiction des années 1950 et 1960, notamment ceux qui suivent des hommes solitaires progressivement transformés en créatures monstrueuses après une expérience scientifique, un accident ou un traitement médical. C’est cette tradition qu’il reconnaît derrière le parcours de Matt Hagen.

De La Mouche à 4D Man : les références qui lui viennent à l’esprit

Parmi les œuvres citées, Kojima mentionne le roman L’Homme qui rétrécit de Richard Matheson, paru en 1956, puis La Mouche (1958) et 4D Man (1959). Ces références ont en commun de jouer avec les limites du corps humain et les conséquences inquiétantes d’une transformation. Elles éclairent la façon dont Kojima reçoit Clayface : moins comme une aventure de super-héros traditionnelle que comme une histoire de métamorphose et de perte de contrôle.

Il associe aussi le visage défiguré de Matt Hagen à Les Yeux sans visage (1959), de Georges Franju, et à La Face d’un autre (1966), d’Hiroshi Teshigahara. Dans ces films, l’apparence et l’identité deviennent des enjeux profondément troublants. Kojima cite également La piel que habito (2011), dans sa réflexion sur la défiguration et le rapport au visage.

Enfin, il estime que Clayface sera naturellement comparé à La Mouche (1986), le film de David Cronenberg, et à The Substance (2024). Ce rapprochement est celui de Kojima : il ne signifie pas que les équipes de DC ont officiellement présenté ces œuvres comme des inspirations du film.

Matt Hagen, un acteur qui finit par perdre son propre visage

Kojima résume ensuite ce qui l’intéresse dans le personnage : Matt Hagen est un acteur de méthode capable de devenir quelqu’un d’autre par son interprétation. Après une blessure qui défigure son visage, il acquiert une capacité bien plus littérale : celle de prendre physiquement l’apparence d’autres personnes. Le contraste entre le jeu d’acteur et la transformation du corps constitue le cœur de sa lecture.

Le site officiel du film présente lui aussi Matt comme un acteur dont la carrière bascule après une agression et un traitement expérimental. Cette base narrative permet à Clayface de jouer sur une question simple, mais redoutable : que reste-t-il de soi lorsque le visage, l’outil du métier et le reflet de l’identité, peut être modifié à volonté ?

Kojima laisse enfin deux interprétations ouvertes. On peut voir l’histoire comme celle d’un homme qui se venge et sombre dans la méchanceté, ou comme une tragédie. Cette hésitation est plus intéressante qu’une étiquette définitive : elle rappelle que Clayface n’est pas seulement une créature capable de changer de forme, mais aussi un personnage dont la transformation peut être lue comme une chute humaine.

Un avis de cinéphile, pas une annonce de collaboration

La publication de Kojima ne révèle aucun projet commun avec DC, aucun jeu vidéo consacré à Clayface et aucune participation du créateur à une future production du studio. Il partage simplement son appréciation du film et les références qui lui sont venues à l’esprit après la séance. Il serait donc excessif de transformer ce commentaire en indice sur les prochains projets de Kojima Productions.

Pour les fans, cette réaction reste un joli pont entre deux cultures populaires : le cinéma d’horreur et de science-fiction qui nourrit l’imaginaire de Kojima, et une figure de Gotham dont le pouvoir repose sur la transformation. Son regard rappelle surtout que l’histoire de Matt Hagen peut toucher un public qui ne connaît pas forcément les comics, à condition que le drame du personnage fonctionne à l’écran.

Sources primaires : compte officiel de Hideo Kojima sur X (publication du 1er novembre 2026) ; site officiel du film Clayface.

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alex

Spécialiste tech chez JeuxEnd, Alex ( Alexandra ) teste chaque semaine les dernières configs PC, cartes graphiques, périphériques gaming et setups optimisés pour le jeu. Avec un œil affûté sur les tendances hardware et une vraie passion de gameuse, elle partage ses conseils, comparatifs et guides pour t’aider à booster tes performances, que tu sois casual ou hardcore gamer

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