Test CONTROL Resonant : notre avis après 30 h, gameplay, combats et verdict
Après plus de 30 heures sur CONTROL Resonant, mon avis est plus positif que ne le laissait penser la première version de ce test. La suite de Remedy impressionne par son Manhattan impossible, la mobilité de Dylan Faden et une direction artistique exceptionnelle. Le passage à la mêlée fonctionne, même si les combats ordinaires finissent encore par manquer de variété.
Ce test a été mis à jour le 29 septembre 2026, après la sortie du jeu et le hotfix 1.3.3. Ce correctif réduit notamment la résistance de plusieurs ennemis et améliore l’efficacité de Dylan : une partie de ma critique initiale sur les « sacs à PV » reste utile pour comprendre le lancement, mais elle est aujourd’hui moins sévère.
Verdict rapide : CONTROL Resonant vaut clairement le détour si tu viens pour l’univers de Remedy, l’exploration, la mise en scène et les pouvoirs paranaturels. Si ton critère principal est un système de mêlée aussi précis et renouvelé qu’un grand action-RPG spécialisé, il reste plus irrégulier. Note JeuxEnd : 8/10.
Sommaire
- CONTROL Resonant en bref
- CONTROL Resonant vs Control : ce qui change vraiment
- Manhattan est la vraie star du jeu
- Dylan Faden change complètement le rythme
- Le combat : spectaculaire, mais pas toujours assez profond
- Mobilité et exploration : bien meilleures qu’avant
- Une histoire plus intime malgré une échelle plus grande
- Direction artistique : Remedy au sommet de son langage visuel
- Les Resonants et les boss donnent les meilleurs pics de spectacle
- Durée de vie et rythme
- Ce que j’aime vraiment
- Ce qui me convainc moins
- Verdict : un très bon Control, malgré une transition imparfaite vers la mêlée
- CONTROL Resonant vaut-il le coup ? Nos réponses rapides
- Sources et vérifications
CONTROL Resonant en bref
| Élément | Notre constat |
|---|---|
| Développeur / éditeur | Remedy Entertainment |
| Sortie | 24 septembre 2026 |
| Plateformes | PS5, Xbox Series X|S, PC |
| Genre | Action-aventure / action-RPG solo |
| Personnage jouable | Dylan Faden |
| Durée principale | 25 à 35 h annoncées par Remedy |
| Note JeuxEnd | 8/10 |
CONTROL Resonant vs Control : ce qui change vraiment
| Point | Control (2019) | CONTROL Resonant |
|---|---|---|
| Personnage | Jesse Faden | Dylan Faden |
| Lieu principal | Ancienne Maison | Manhattan déformé |
| Combat | Service Weapon + télékinésie | Mêlée, Aberration + pouvoirs |
| Structure | Metroidvania compact | Grandes Zones semi-ouvertes |
| Mobilité | Lévitation | Double saut, dash aérien, traversal |
| RPG | Progression légère | Builds, Artéfacts, formes et synergies plus poussés |
Le changement fondamental est donc moins « plus grand » que plus physique. Resonant abandonne le confort du tir à distance comme boucle principale et oblige Dylan à entrer davantage dans la mêlée. C’est ce qui rend la suite immédiatement différente, mais aussi ce qui divise le plus les tests publiés depuis la levée de l’embargo.
Manhattan est la vraie star du jeu
Le premier Control construisait presque toute son identité autour de l’Ancienne Maison. CONTROL Resonant prend un risque beaucoup plus grand : il sort du bâtiment et transforme Manhattan en terrain paranaturel. Et c’est probablement sa meilleure idée. Les rues se plient, les immeubles deviennent des parois, des perspectives impossibles apparaissent au détour d’une zone et le décor semble parfois se réécrire devant toi.
Ce n’est pas un open world classique. Tu explores plutôt de grandes Zones, suffisamment ouvertes pour laisser respirer l’exploration, mais encore assez structurées pour conserver le rythme d’un jeu narratif. Ce compromis fonctionne mieux qu’un monde ouvert rempli d’icônes. Je me suis rarement senti en train de vider une checklist : la curiosité vient surtout du décor, des anomalies et des chemins qui paraissent volontairement impossibles.
Dylan Faden change complètement le rythme
Jesse était une héroïne très mobile, mais son Service Weapon gardait une vraie place dans la boucle de combat. Dylan, lui, pousse le jeu vers un contact beaucoup plus direct. Son arme métamorphe, l’Aberration, change de forme et encourage les combos, les esquives, les exécutions et la gestion des ouvertures ennemies.
Ce changement donne immédiatement plus de poids aux affrontements. Tu ne restes pas simplement à distance en lançant du mobilier. Il faut te rapprocher, lire les attaques, provoquer un stagger, exploiter une fenêtre puis repartir. Les pouvoirs paranaturels comme Barrage ou l’invocation d’une anomalie complètent l’arsenal et évitent que le jeu devienne un simple beat’em up.
Le combat : spectaculaire, mais pas toujours assez profond
C’est la partie sur laquelle mon avis est le plus nuancé. Au meilleur de sa forme, CONTROL Resonant est nerveux et très lisible : tu enchaînes une esquive aérienne, une attaque lourde, une capacité, puis une exécution pendant que le décor se désintègre autour de toi. Quand tout s’aligne, c’est excellent.
Mais sur la durée, certaines rencontres reposent trop sur les mêmes réflexes. Les formes de l’Aberration, les statuts, les capacités et les Artéfacts donnent de vraies options de build, pourtant le jeu ne t’oblige pas toujours à exploiter toute cette richesse. C’est là que la répétitivité peut s’installer, surtout contre les ennemis ordinaires.
Le correctif de lancement améliore un reproche important de la première version de ce test : des adversaires pouvaient donner une sensation de « sacs à PV ». Remedy a réduit cette friction au lancement, ce qui rend le début de partie plus agréable. Ça ne transforme pas complètement la structure des combats, mais cela évite qu’un défaut d’équilibrage masque les qualités du système.
correctif de lancement de CONTROL Resonant
Si tu veux pousser le système plus loin, notre guide Aberration, formes, pouvoirs et builds de Dylan détaille les différentes approches possibles.
Mobilité et exploration : bien meilleures qu’avant
Dylan est très agréable à déplacer. Double saut, dash aérien, déplacement accéléré et capacités de traversal donnent une vraie verticalité aux Zones. Dans un Manhattan tordu où le sol peut devenir un mur, cette mobilité n’est pas un gadget : elle sert directement le level design.
J’ai aussi apprécié le Gap, cet espace mental qui sert de hub de progression. Tu peux y tester des builds, améliorer Dylan et préparer l’Aberration avant de repartir. C’est une bonne manière de séparer la préparation du rythme narratif sans te renvoyer vers des menus froids.
Une histoire plus intime malgré une échelle plus grande
Remedy a agrandi l’échelle, mais le cœur du récit reste familial. Dylan cherche Jesse, et leur relation donne au jeu une tension plus intime que la simple catastrophe cosmique. Dylan fonctionne bien parce qu’il n’a pas la confiance immédiate de sa sœur : il est maladroit, hésitant, parfois vulnérable, alors même que ses pouvoirs le rendent extrêmement dangereux.
Zoe De Vera sert de point d’ancrage dans cette réalité qui part en morceaux. Les conversations, les missions secondaires et les petits détails environnementaux font beaucoup pour humaniser l’aventure. Comme souvent chez Remedy, si tu prends le temps de lire, écouter et observer, tu récupères une bonne partie de ce que le jeu a de plus intéressant.
Direction artistique : Remedy au sommet de son langage visuel
Visuellement, CONTROL Resonant impressionne moins par la quantité de détails que par sa capacité à créer des images impossibles à confondre avec un autre jeu. Le brutalisme de Control est toujours là, mais il déborde maintenant dans les rues, les métros, les façades et les anomalies. Certains panoramas ressemblent presque à des collages architecturaux en mouvement.
La destruction de décor reste importante parce qu’elle donne de la matière aux combats. Béton, verre, mobilier et débris renforcent la sensation d’impact. Sur PS5, Remedy propose officiellement un mode Performance à 60 FPS ciblés en 1440p et un mode Qualité à 30 FPS ciblés en 2160p. Sur PS5 Pro, le mode Équilibré vise 40 FPS en 2160p avec ray tracing sur écran 120 Hz compatible. Pour le détail, consulte notre comparatif PS5 / PS5 Pro.
Les Resonants et les boss donnent les meilleurs pics de spectacle
Les Resonants sont les affrontements qui montrent le mieux jusqu’où Remedy veut aller. Leur design brise souvent la logique du décor et le jeu aime détourner les règles juste au moment où tu penses les avoir comprises. Tous ne sont pas égaux, mais les meilleurs boss fonctionnent parce qu’ils mélangent spectacle, lecture du terrain et étrangeté plutôt que de simplement augmenter les points de vie.
Ils ont aussi une utilité concrète dans la progression : vaincre certains Resonants ouvre de nouvelles possibilités pour Dylan. Notre guide des Resonants et boss regroupe les capacités et mécaniques liées à ces rencontres.
Durée de vie et rythme
Remedy annonce environ 25 à 35 heures pour l’histoire principale. C’est cohérent avec l’échelle du jeu : il y a assez de matière pour laisser respirer Manhattan, mais le scénario ne se transforme pas en campagne interminable. Si tu explores les activités secondaires, les secrets et le New Game Plus, la durée grimpe naturellement.
Mon conseil est simple : ne rush pas uniquement la quête principale. Une bonne partie de la personnalité de Resonant se trouve dans les zones optionnelles, les mini-histoires et les situations absurdes que Remedy place à côté du chemin principal. Pour les détails sur la durée et le NG+, vois notre dossier durée de vie, missions et New Game Plus.
Ce que j’aime vraiment
- Une direction artistique immédiatement reconnaissable.
- Manhattan, beaucoup plus ambitieux que l’Ancienne Maison sans devenir un open world générique.
- La mobilité de Dylan, excellente pour l’exploration verticale.
- Les pouvoirs paranaturels et l’Aberration qui donnent une vraie identité au combat.
- Le ton Remedy, toujours capable de passer du malaise à l’absurde en quelques secondes.
- La relation Dylan / Jesse et les personnages secondaires plus humains qu’attendu.
- Des boss et des séquences paranaturelles qui créent de vrais pics de spectacle.
Ce qui me convainc moins
- Des combats ordinaires qui finissent parfois par se ressembler.
- Une profondeur de build réelle, mais pas toujours exigée par les ennemis.
- Un corps-à-corps moins immédiatement satisfaisant que le mélange télékinésie / Service Weapon du premier Control.
- Quelques pics d’équilibrage qui ont nécessité un correctif dès le lancement.
- Des Zones parfois plus impressionnantes visuellement que réellement riches en interactions.
Verdict : un très bon Control, malgré une transition imparfaite vers la mêlée
CONTROL Resonant réussit l’essentiel : il agrandit l’univers sans perdre son identité. Manhattan est spectaculaire, Dylan apporte une autre énergie, l’exploration gagne en liberté et la narration conserve ce mélange de sérieux, de malaise et d’absurde propre à Remedy.
Je reste plus réservé sur le système de combat. Il est plus riche qu’il n’en a l’air, surtout quand tu commences à combiner formes, capacités et Artéfacts, mais il n’atteint pas toujours la précision ou la variété des meilleurs jeux de mêlée. Le patch de lancement améliore l’équilibrage, sans effacer totalement cette impression de répétition.
Je lui donne 8/10. Ce n’est pas un jeu parfait, mais c’est une suite ambitieuse, visuellement remarquable et suffisamment différente pour ne pas ressembler à un simple Control 1.5.
Ce qu'on aime
- Direction artistique exceptionnelle
- Manhattan spectaculaire et très bien structuré
- Mobilité de Dylan excellente
- Aberration et pouvoirs riches en possibilités
- Narration Remedy toujours singulière
- Boss Resonants mémorables
- Très bon rythme général
Ce qu'il faut savoir
- Combats ordinaires parfois répétitifs
- Corps-à-corps moins immédiatement satisfaisant que le premier Control
- Builds pas toujours suffisamment sollicités
- Équilibrage de lancement perfectible
- Certaines Zones manquent d’interactions
CONTROL Resonant agrandit brillamment l’univers de Remedy avec un Manhattan spectaculaire, une mobilité excellente et une narration plus intime autour de Dylan Faden. Le passage à un combat beaucoup plus orienté mêlée apporte une vraie identité, mais la répétitivité des rencontres ordinaires et une profondeur de build pas toujours exploitée empêchent le jeu d’atteindre le sommet.
CONTROL Resonant vaut-il le coup ? Nos réponses rapides
CONTROL Resonant est-il meilleur que Control ?
Pas sur tous les points. Resonant offre un monde plus vaste, une mobilité nettement supérieure et davantage de possibilités de build. Le premier Control reste plus compact et son mélange Service Weapon / télékinésie est immédiatement plus lisible. Le choix dépend surtout de ce que tu préférais dans l’original.
Le combat de CONTROL Resonant est-il répétitif ?
Il peut le devenir contre les ennemis ordinaires, surtout sur de longues sessions. Les formes de l’Aberration, les pouvoirs et les Artéfacts apportent de la profondeur, mais toutes les rencontres ne forcent pas à exploiter cette richesse. Le hotfix 1.3.3 améliore toutefois nettement le rythme en réduisant certains excès de points de vie.
CONTROL Resonant est-il un open world ?
Pas au sens classique. Remedy parle de grandes Zones distinctes dans Manhattan, avec activités secondaires, secrets et exploration libre, mais il ne s’agit pas d’une carte continue remplie d’icônes.
Faut-il avoir joué à Control 1 avant CONTROL Resonant ?
Ce n’est pas obligatoire pour comprendre la trame principale, mais connaître Jesse, Dylan, le FBC, le Hiss et l’Ancienne Maison améliore nettement plusieurs scènes et références. Notre guide dédié résume l’essentiel sans gros spoiler.
Combien de temps faut-il pour finir CONTROL Resonant ?
Remedy annonce environ 25 à 35 heures pour l’histoire principale. En explorant les Zones, les missions secondaires et les secrets, la durée monte sensiblement au-delà.
Sources et vérifications
Les informations factuelles de ce test ont été revérifiées le 29 septembre 2026. Remedy confirme le rôle de Dylan Faden, l’Aberration, Manhattan et la structure en grandes Zones ; les informations de performances proviennent de PlayStation et les ajustements du hotfix de lancement ont été recoupés avec la couverture publiée après sortie.
Remedy Entertainment : présentation officielle de CONTROL Resonant · PlayStation Blog : prise en main et systèmes de jeu · PlayStation Blog : modes PS5 et PS5 Pro · Steam : fiche et date de sortie.
Pour aller plus loin, retrouve notre guide complet CONTROL Resonant et la fiche jeu CONTROL Resonant avec galerie, plateformes et tous les contenus liés.
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